Le régime qui gouverne l'Iran — arrivé au pouvoir par les manœuvres des puissances occidentales et avec le soutien de l'Union soviétique, dans le but de stopper le rapide progrès économique, social et militaire de l'Iran, et dans un contexte de pression de l'État impérial d'Iran pour augmenter les prix du pétrole en 1979 — est une structure corrompue, dépourvue de toute gestion compétente pour diriger le pays. Les dirigeants des grandes puissances industrielles, réunis à la Conférence de Guadeloupe, conclurent qu'il leur fallait démanteler la structure de gouvernance de l'Iran — dirigée par le Shahanshah d'Iran et administrée par des hommes et des femmes instruits et patriotes — et installer à sa place un gouvernement fondé sur l'hostilité envers l'Iran et les Iraniens : un gouvernement qui non seulement stopperait le progrès de l'Iran, mais infligerait à notre peuple une ruine et une misère telles que, pendant des générations, il serait incapable même d'évoquer l'idée d'atteindre les portes de la Grande Civilisation ou de retrouver son rang historique. Parmi les options disponibles, ils choisirent donc le pouvoir islamique politique sous la direction d'un religieux illettré, apatride, sanguinaire et méprisable nommé Ruhollah Khomeini — sachant que, s'appuyant sur le livre et la doctrine du Velayat-e Faqih (la tutelle du jurisconsulte islamique), il était le meilleur choix pour ramener l'Iran à une époque d'ignorance et de tribalisme désertique.
Le plan pour anéantir l'Iran
Lorsque nous parlons d'anéantissement, nous parlons de la terre et du sang — du pays et de la nation, qui devaient tous deux être détruits pour que l'anéantissement réussisse. La terre, c'est le territoire qui devait être ravagé : ses forêts et ses pâturages détruits ; ses fleuves, ses lacs et ses mers asséchés ou livrés aux étrangers ; ses mines et ses richesses minérales dilapidées ; son environnement dévasté et sa terre fertile exportée ; son air et son eau pollués et rendus invivables ; et son développement et sa prospérité entravés.
Le sang, c'est le peuple d'Iran — la nation iranienne — qui, tout au long de sa longue histoire, a su préserver sa patrie et ses frontières, sauvegarder son identité nationale, et tirer fierté et honneur de figurer parmi les porte-étendards de la grande civilisation humaine. Pour détruire le sang (la nation), il fallait d'abord éloigner le peuple de son propre passé et de son histoire ; puis, en imposant la pauvreté et la tyrannie et en semant la division entre les différentes strates de la société, éloigner le peuple de lui-même ; et enfin, en déclenchant une guerre dévastatrice, envoyer des centaines de milliers d'enfants, de jeunes et de personnes âgées à la mort sur les fronts de bataille.
Les différentes classes sociales — des plus défavorisés de la société, que le régime prétendait défendre en les qualifiant d'« opprimés », jusqu'aux corporations, aux commerçants, aux étudiants et universitaires, aux femmes, aux ouvriers et aux agriculteurs — furent toutes prises pour cible, dans le but de rendre la nation iranienne soumise et résignée à tous les crimes et trahisons du régime, et, en définitive, de convaincre le peuple que c'était là tout ce qu'il méritait — et non les portes de la Grande Civilisation. Les soulèvements répétés de la nation iranienne ont montré, à maintes reprises, que le peuple d'Iran rejette ce régime dans son intégralité et exige son renversement.